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jeudi 18 janvier 2018

NDDL: le président renie son engagement et ne "fait pas ce qu'il dit"

Le président vibrion est dépassé par les événements

Macron se tient en retrait, envoyant Philippe au front.

Macron, fossoyeur de projets d'aménagement,
fait faire la sale besogne par Edouard Philippe
Que reste-t-il du président qui "fait ce qu'il dit" ? 
L'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes est le premier d'une série de reniements d'Emmanuel Macron  à l'épreuve de la réalité. Tandis que le camp présidentiel s'en défend et qualifie son abandon du combat de capacité "à trancher", les rebelles bretons célèbrent une "victoire historique" et les collectivités locales indignées se repassent la patate chaude.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s'était déjà lavé les mains de cette guerre de 50 ans, se retranchant derrière la nécessité de respecter les résultats du référendum départemental de juin 2016 favorable au projet d'aéroport régional.
"Je prends l'engagement de faire respecter ce vote, avec ma méthode", déclarait-il sur France 2, le 6 avril 2017. "Mon souhait, c'est de respecter le vote qui a eu lieu", avait-il insisté.

Macron n'est pas parvenu à "apaiser les choses."
Mais il précisait aussi son souhait de nommer, s'il était élu, un médiateur pour six mois maximum. "Je regarderai la situation, j'essaierai d'apaiser les choses. Si je n'y arrive pas, je prendrai mes responsabilités", expliquait-il.

Emmanuel Macron ne s'est pas mis en scène, mercredi
 
Le référendum sur l'aéroport du Grand Ouest a eu lieu le 26 juin 2016,
S. Royal étant ministre de l'Environnement (avril 2014-mai 2017)

Soucieux de faire oublier son engagement à "prendre ses responsabilités", Jupiter s'est retiré au sommet de sa montagne, laissant en première ligne son factotum Edouard Philippe, après avoir pris la décision solitaire d'abandonner le projet et avoir fixé la répartition des rôles, lors d'un tête-à-tête à l'Elysée, lundi soir.

"On ne peut pas parler de reniement", se défend l'Elysée. 
"Il avait annoncé durant la campagne qu'il fallait mettre les choses à plat, prendre le temps de la réflexion, avant de trancher", se justifie-t-on dans l'entourage du monarque-président.
Par ailleurs, "lorsqu'il s'était exprimé, l'option d'un développement de l'aéroport de Nantes n'était pas sur la table, prétend-on à l'Elysée. Elle est arrivée avec le rapport des médiateurs", souligne-t-on de même source.

"On ne déchire pas une consultation publique mais (...) je me donnerai six mois avec une personnalité indépendante, dépassionnée, pour mettre sur la table les éléments de comparaison qui éclaireront ma décision finale", entre le projet de Notre-Dame des Landes et le réaménagement de l'aéroport actuel, avait-il  expliqué en février au directeur de WWF, Pascal Canfin, ex-ministre écologiste délégué au Développement de Hollande au gouvernement Ayrault (2012-2014), ancien député-maire PS de Nantes. En novembre 2013, démentant les rumeurs concernant une possible suppression de l'écotaxe faisant suite aux manifestations contre celle-ci, Canfin (ex-compagnon de l'ex-députée EELV Eva Sas, ex-concubine de Jean-Vincent Placé) avait affirmé qu'elle serait bien appliquée...
"Passer outre le référendum serait un déni de démocratie", avait estimé Jean-Marc Ayrault, en décembre 2017.

Condamnations politiques du repli de Macron face aux activistes d'extrême gauche

Les chantres de la macronie tentent de préserver l'image du général qui bat en retraite en rase campagne. "Sur ce dossier, Emmanuel Macron est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel", estime Philippe Moreau-Chevrolet, un ancien journaliste à La Tribune (actionnaire majoritaire à 37%, le groupe international de nettoyage et de services Atalian, avec Lagardère, 28%) et L'Express, détenu par SFR Group (Altice Media Group, de NextRadioTV et de l'actuel SFR), également propriétaire du quotidien Libération.
Mais, avec cette décision, "il montre son grand pragmatisme", clame froidement le flagorneur mou, col ouvert à la guillotine de l'opinion. De ce fait, "cet échec pour l'Etat est aussi une victoire pour le président, car sa grande vertu est qu'il prend une décision, et vite, contrairement à ses prédécesseurs. On lui en sait gré" [sic]. Ainsi lui en saurait-ON gré de sacrifier l'intérêt supérieur de l'Etat, donc des Français... Les crevures ne se sentent plus !
Et d'expliquer que Macron n'en fait "pas une question de principe : il considérait que ce dossier pouvait lui pourrir son quinquennat et affaiblir durablement l'autorité de l'Etat, que l'opinion publique était fatiguée", insiste-t-il, justifiant une lâcheté politique d'intérêt personnel.
C'est d'ailleurs cet argument que martèlent les enflures de la majorité. "Enfin une décision, après 40 ans d'hésitation - dont un quinquennat socialiste auquel Macron a participé, d'abord à l'Elysée, puis au ministère de l'Economie -  (...) Ce gouvernement prend ses responsabilités et assume", s'est évidemment félicité Christophe Castaner, le patron de LREM (et ex-socialiste), tandis qu'Edouard Philippe dénonçait 50 ans de "décisions, de reculades et de non-décisions" qui ont mis l'Etat "face à un dilemme impossible" sur ce dossier.

Profitant de sondages actuellement favorables du fait de la faiblesse de l'opposition, l'Elysée espère ainsi étouffer un "dossier empoisonnant", dans lequel Macron s'efface piteusement et dangereusement, créant un précédent sur d'autres projets contestés d'aménagement et de développement, à la veille de batailles réformes politiques délicates. "A l'évidence, il ne s'agit pas de faire une pause et se dire que l'essentiel a été fait. Au contraire, il y a encore beaucoup de pain sur la planche", avait reconnu Edouard Philippe à l'issue du séminaire gouvernemental de rentrée début janvier.

L
e président n'a pas tenu parole, 
dénoncent d'ailleurs les partisans de l'aéroport. 
"C'est la première fois qu'il renie sa parole, car il avait dit qu'il ferait l'aéroport", a dénoncé le président socialiste du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, tandis que Ayrault, désavoué, se tient en retrait.

Emmanuel Macron "désavoue la victoire du 'oui' au référendum, souligne l'ancien ministre et député LR Eric Woerth (...) et ce alors qu'il s'était engagé à respecter ce choix lors des débats à la présidentielle".
 
"Le président avait pris un double engagement devant les Français : celui d'évacuer et surtout celui de respecter le vote", se souvient Bruno Retailleau, ancien président du Conseil régional des Pays-de-Loire et farouche partisan de l'aéroport.

mercredi 17 janvier 2018

NDDL: Macron fait marche arrière et renonce à son engagement

"Les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes," assure Édouard Philippe

"Le gouvernement a pris sa décision" : il ne fait pas ce qu'il dit...

Macron envoie son collaborateur à Matignon confirmer l'abandon du projet, ce mercredi 17 janvier, à l'issue du Conseil des ministres à l'Élysée. La ZAD devra être libérée "d'ici le printemps prochain". 

Le projet sera bien "abandonné". "Si la décision avait été facile, elle aurait été prise depuis longtemps", tente de se justifier le chef du gouvernement, rappelant les débats autour du projet depuis cinq décennies. L'aéroport de Nantes-Atlantique sera donc "modernisé", a indiqué Édouard Philippe, c'est-à-dire étendu. Les aéroports de Brest et Rennes seront eux aussi sollicités. 

Par ailleurs, la ZAD (un détournement de "zone d'aménagement différé" en "zone à défendre" : sorte de squat à vocation politique, voire zone de non-droit) devra être évacuée. "Nous mettrons fin à la zone de non droit qui prospère depuis près de dix ans", a promis Edouard Philippe. 
"La demande de prorogation de la déclaration d'utilité publique sera retirée. La déclaration d'utilité publique actuelle deviendra donc caduque le 8 février prochain", a-t-il précisé. 
De plus, les trois routes qui traversent la zone devront être à nouveau praticables, a-t-il précisé. Les agriculteurs dont les terres sont occupées par les zadistes vont pouvoir les récupérer. "Les occupants illégaux devront partir d'ici le printemps prochain ou seront expulsés", a averti le Premier ministre. 

Les élus locaux avait eu la primeur de la décision dans la matinée.
Le gouvernement avait confirmé à plusieurs élus locaux l'abandon du projet d'aéroport contesté à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) dans la matinée. Une trahison", selon ces élus qui étaient favorables au nouvel aéroport. 


"C'est officiel. C'est abandonné". Le projet de transfert d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne verra pas le jour, a indiqué Philippe Grosvalet, président du syndicat mixte aéroportuaire (SMA) et président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, après avoir eu au téléphone un conseiller du Premier ministre Edouard Philippe dans la matinée. Le SMA regroupe les collectivités favorables au projet d'aéroport. 

Après six mois de médiation et une ultime consultation, l'exécutif a choisi d'abandonner le projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et un référendum départemental favorables. 

• Un projet passionnément controversé depuis 50 ans 

Prévenu par un conseiller de Matignon, Philippe Grosvalet fustige "un véritable reniement" et "une très très mauvaise décision du président de la République". "C'est pire que de la déception, c'est quasiment une trahison", s'étrangle l'élu. 
L'alternative devrait être d'aménager l'actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l'envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre. Malgré les multiples rejets des recours en justice des anti-aéroport, le soutien au projet d'une majorité des élus de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, ainsi qu'un référendum consultatif favorable, mais étriqué (55,17%) en Loire-Atlantique en juin 2016, l'exécutif a préféré lâcher "NDDL"

Né dans les années 60, relancé en 2000,  l'aéroport "du Grand Ouest"  - attribué à Vinci par appel d'offres en 2010 - a traversé un demi-siècle, pour finalement devenir le symbole des atermoiements du quinquennat Hollande, des  conflits environnementaux emblématiques du pays, mais aussi de la montée en puissance de la république des juges.

• Evacuation de la ZAD ce mercredi 
Edouard Philippe, qui a rencontré plus de 100 élus de l'Ouest depuis début janvier et s'est rendu en catimini samedi à la mairie de Notre-Dame-des-Landes, avait reconnu mardi, devant les députés la République en marche (LREM), la difficulté de trancher. "Quelle que soit la réponse, elle sera mauvaise car elle fera des mécontents", a-t-il admis. 

Malgré l'abandon, l'exécutif ne veut pas perdre la face et s'est engagé à évacuer la ZAD. Des renforts de sept escadrons de gendarmerie mobile, soit plus de 500 hommes, sont attendus mercredi sur place, selon une source proche du dossier, avec l'objectif de quadriller la zone et de procéder à des contrôles pour éviter l'arrivée de renforts d'activistes dans la ZAD. Plusieurs compagnies de CRS seront cantonnées à Nantes et Rennes, prêtes à intervenir et assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations. Soit quelque 1.500 personnels de maintien de l'ordre.

Le mouvement anti-aéroport Ayrault, qui prévoit une conférence de presse deux heures après l'annonce du Premier ministre, s'est donné rendez-vous mercredi à 18h00 à "La vache rit", une grange servant de lieu de rassemblement en plein coeur de la ZAD. 

• Occupants et partisans déçus.
Pour ses partisans, le nouvel aéroport devait permettre d'assurer le développement attendu du trafic aérien depuis Nantes, tout en soulageant les aéroports d'Ile-de-France, face à la saturation attenduedans sa version actuelle, de Nantes-Atlantique, puisque son extension était gelée par les luttes menées par les écologistes et anti-libéraux.  

"Il faudra gérer la déception des partisans de l'aéroport, c'est une désillusion pour eux c'est certain", reconnaît un parlementaire anonyme. "Mais ce sont principalement des élus, il n'y a pas de mouvement citoyen de masse pour l'aéroport", selon le même élu masqué.

• Et maintenant, quel avenir ?
Pour les activistes, Notre-Dame-des-Landes était devenu un de ces "grands projets inutiles", condamnant un beau bout de zone humide au nom du développement d'un mode de transport contradictoire avec les objectifs de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 

L'agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics, en raison notamment de la présence d'une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantes, reste toutefois entouré d'incertitudes. Pour l'heure : comme la GPA après le mariage pour tous, une chose après l'autre... "Il s'agit de rallonger la piste vers le sud, l'extension des terminaux, l'aménagement des pistes de circulation pour les avions et changer la pente de la piste pour réduire les nuisances sonores", énumère un des élus voilés partisans de cette option. "Rallonger la piste en tant que tel le prendrait six semaines. Au total, je pense qu'en deux ans tout peut être réglé", juge le même optimiste.


  • La décision de Macron est vivement contestée par les élus partisans de Notre-Dame-des-Landes.
  • L'ex-président les Républicains (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, ou la maire PS de Nantes Johanna Rolland, ont répété leur déception. Sur Twitter, l'ex-premier adjoint de Jean-Marc Ayrault dénonce une "trahison du Grand Ouest" et un "déni de démocratie". 







  • Macron se renie.
  • Macron promettait de construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
    Pendant la campagne, le candidat Macron s'était engagé à respecter le référendum validant la construction de Notre-Dame-des-Landes.
    "Je fais ce que j'ai dit". Emmanuel Macron a atteint son seuil de fiabilité avec ce dossier explosif de Notre-Dame-des-Landes. En annonçant l'abandon du projet d'aéroport, le chef de l'Etat ne respecte pas sa promesse de campagne. Interrogé dans l'Emission politique sur France 2, le 6 avril, le candidat Macron avait promis de construire l'aéroport s'il était élu. Il souhaitait respecter le référendum départemental de juin 2016, lors duquel 55% des votants s'étaient prononcés en faveur du projet. "Je prends l'engagement de faire respecter ce vote, avec ma méthode", avait assuré le candidat face à Bruno Retailleau, président du Conseil régional des Pays de la Loire et fervent soutien de l'aéroport.
    Alors que la droite réclamait à l'époque un "acte d'autorité" du gouvernement et l'évacuation de la ZAD, le candidat Macron avait exposé sa méthode: "Je nomme un médiateur pour faire tomber la pression pour une durée de six mois maximum. A l'issue de ces six mois, je ferai évacuer la zone avec les forces de l'ordre qui s'imposent". "C'est facile de dire: 'moi, j'enverrai l'armée". Allez faire un Sivens puissance 10...", avait-il craint, en référence à l'ultra tué dans un violent affrontement de l'extrême gauche avec la gendarmerie. "Je regarderai la situation; j'essaierai d'apaiser les choses. Si je n'y arrive pas, je prendrai mes responsabilités." 
    • Et maintenant, quel avenir ?
    Pour les activistes, Notre-Dame-des-Landes était devenu un de ces "grands projets inutiles"condamnant un beau bout de zone humide au nom du développement d'un mode de transport contradictoire avec les objectifs de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 
    L'agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics, en raison notamment de la présence d'une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantesreste toutefois entouré d'incertitudes. Pour l'heure : comme la GPA après le mariage pour tous, une chose après l'autre... "Il s'agit de rallonger la piste vers le sud, l'extension des terminaux, l'aménagement des pistes de circulation pour les avions et changer la pente de la piste pour réduire les nuisances sonores", énumère un des élus voilés partisans de cette option. "Rallonger la piste en tant que tel le prendrait six semaines. Au total, je pense qu'en deux ans tout peut être réglé", juge le même optimiste. 

    • Le contribuable versera au moins 350 millions à Vinci
    Un éventuel abandon du projet soulève aussi la question de l'indemnisation prévue pour Vinci qui, selon le rapport remis à Edouard Philippe, pourrait atteindre 350 millions d'euros.

    Mardi, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a évoqué un contrat "béton", après des rumeurs démenties de contestation de certaines clauses du contrat par l'Etat. Certains élus suggèrent une négociation avec le géant du BTP - également exploitant de Nantes-Atlantique ! -  et qui se place en vue de la possible privatisation des Aéroports de Paris (ADP).
    Vinci pourrait obtenir des compensations lors de prochaines passationss de marchés publics...

    mardi 16 janvier 2018

    Psychodrame : Juppé théâtralise son retrait de 'Les Républicains'

    Alain Juppé s'en prend au parti issu de l'UMP qu'il a présidée
    Alain Juppé, ) Bordeaux, le 6 mars 2017.
    La descente aux enfers
    Le maire de Bordeaux veut "observer ce que sera l’évolution" du parti, " notamment dans la perspective des élections européennes de 2019".
    Les juppéistes infligent le supplice chinois du compte-gouttes aux électeurs de Laurent Wauquiez. L'un après l'autre, ils annoncent comme le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qu'ils s'en vont voir ailleurs ou menacent, comme le président du conseil départemental de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, de prendre "congé", deux anciens ministres, qui ont orchestré l’exil de ceux des leurs qu'ils accueillent aussitôt parmi "Les constructifs" ayant rejoint ou soutenant Emmanuel Macron, tel Darmanin qui avoue aujourd'hui ne pas être heureux au gouvernement. Alain Juppé entre donc dans sa phase de recul, comme Ségolène Royal qui avait mis d'elle-même "au frigidaire", selon son expression, sa candidature à la tête du PS, le 15 septembre 2008, avant de devenir la reine des neiges et l'"encombrante ambassadrice des pôles pour Nicolas Hulot".

    Le fondateur et premier président de l’UMP, en 2002, reprend son rôle de nuisance du premier parti d'opposition, aujourd’hui LR, dont l’élection de Laurent Wauquiez à sa présidence en décembre 2017 a consacré la désaffection des militants pour le vin de Bordeaux tiède que Les Constructifs souhaitent mélanger à l'eau tépide de LREM. 
    Agé de 72 ans, le maire de Bordeaux a annoncé, lundi 15 janvier, qu’il ne reprendra pas sa carte du parti cette année, réalisant ainsi une économie d'environ 5.000 euros.

    "Je n’ai pas payé ma cotisation de 2017 et je n’ai pas envie de payer celle de 2018, donc j’ai fait savoir que je démissionne de la présidence de la fédération LR de la Gironde, a-t-il clamé lors de ses vœux prononcés depuis la cité de l'esclavagisme. La traite négrière à Bordeaux est à l'origine de la déportation de près de 150 000 esclaves noirs entre 1672 et 1837. J
    Je prends du recul et je vais observer ce que sera l’évolution de cette formation politique dans les mois qui viennent, et notamment dans la perspective des élections européennes de 2019." Un scrutin lors duquel l’ancien premier ministre pourrait tomber dans les bras d’Emmanuel Macron. Pour l'heure, il dément son intention d'accepter d'être tête de liste de la majorité...

    L’ancien perdant de la primaire de la droite en 2016 n’a pas dit clairement qu’il quitte sa famille politique. "Une des difficultés de la formation politique LR, c’est que sa composante centriste s’est détachée de ce parti, ce que je regrette", a-t-il souligné. 
    Juppé polémique en instrumentalisant la fibre européenne des centristes et en ignorant les déclarations euro-compatibles de L. Wauquiez qui préconise une refondation de l'Union européenne, comme une majorité de Français de tous bords. 
    C'est ainsi faire peu de cas de Jean Léonetti, un pro-européen, ancien vice-président du Parti radical, puis de l'UMP, et actuellement membre des Républicains. Mais il ne faut pas compter sur Le Monde pour rétablir la vérité.

    Prison de Vendin-le-Vieil : la ministre de la Justice prise en otage

    Nicole Belloubet est entrée sous les huées, mais n'est pas ressortie : 
    elle communique par téléphone ?

    "Visite très mouvementée" (LCI), "visite chahutée" (Le Parisien) ou prise d'otage ?


    Nicole Belloubet est en visite ce mardi 16 janvier à la prison de Vendin-le-Vieil, où trois surveillants ont été agressés à l'arme blanche par un détenu radicalisé, un djihadiste allemand de 51 ans, Christian Ganczarski, jeudi 11 janvier. Co-instigateur de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002, l'islamiste a été mis examen lundi soir par un juge antiterroriste à Paris pour tentatives d'assassinat.

    "Belloubet aboule le blé". Les surveillants pénitentiaires attendent des actes de la part du gouvernement. "On n'a plus les moyens de travailler en sécurité, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels", a résumé le responsable local de l'Ufap-Unsa, Alexandre Caby, réclamant notamment plus de recrutement et "un profilage des détenus pour qu'ils soient placés dans des établissements correspondant à leur profil pénal".
    La démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, qu'ils réclamaient depuis plusieurs jours, et le "plan pénitentiaire global" et flou promis par Emmanuel Macron pour fin février, n'ont pas suffi à calmer le mécontentement.
    "On joue notre vie pour 1.500 euros", explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire sud francilien de Réau (Seine-et-Marne). Depuis 2013, lui aussi voit les départs se multiplier vers d'autres administrations: police nationale et municipale, douanes, mais aussi "les impôts". Or, Belloubet croyait s'en sortir avec une enveloppe représentant pour chacun-e quelques dizaines d'euros mensuels supplémentaires.
    Il y a seulement quelques semaines, dans sa volonté de socialisation des prisons, la ministre socio-compassionnelle de la Justice annonçait la généralisation des téléphones au profit des détenus et pour permettre d'alléger la charge de travail des surveillants. Des téléphones fixes seront donc installés dans les 50.000 cellules des 178 établissements pénitentiaires français d'ici "une trentaine de mois", avait déclaré Nicole Belloubet.

    Les surveillants pénitentiaires qui manifestent devant la prison souhaitent bloquer la sortie de l'établissement à la garde des Sceaux.

    Un feu de pneus devant la prison e Vendin-le-Vieil, lundi 15 janvier 2018,
    Depuis le début de semaine, ils bloquent les établissements dans la France entière. Les trois principaux syndicats de personnel pénitentiaire (l'Ufap-Unsa Justice, majoritaire, CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire) avaient appelé à reconduire mardi 16 janvier le mouvement national de blocages de prisons. C'est ainsi qu'une cinquantaine de fonctionnaires était une nouvelle fois présente devant cette prison du Pas-de-Calais.

    Le premier appel au "blocage total" des prisons a été très suivi lundi, pour réclamer plus de sécurité après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste. Le 15 janvier, 139 des 188 centres pénitentiaires de France ont été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire. En fin de journée, "il n'y a plus de blocage autre que Fleury-Mérogis", avait-on indiqué. Une centaine de surveillants étaient rassemblés depuis 18h devant cette prison d'Essonne, plus grand centre pénitencier d'Europe.
    Selon des responsables syndicaux, une centaine de gardiens était mobilisée à Fresnes (Val-de-Marne). A Fleury-Mérogis, les barricades brûlées jusque tard dans la nuit de lundi à mardi n'avaient pas été remontées sur le chemin qui mène à la plus grande prison d'Europe. Le blocage auquel participaient quelque 80 agents en tout début de matinée était en train de se lever aux alentours de 8h00.
    Ailleurs en France, une vingtaine de personnels s'étaient rassemblés à Laon (Aisne), une vingtaine à Annoeullin (Nord), une quarantaine à Sequedin (Nord), une quarantaine à Beauvais (Oise). A la maison d'arrêt de Nice, le blocage a repris dès 06h00 selon des sources syndicales.
    Selon Philippe Abime, responsable de FO pénitentiaire en PACA, les prisons d'Aix-en-Provence, Arles et Grasse ont connu des "retards de prise de fonction" ce matin, mais la situation était rentrée dans l'ordre à 08h00, tandis que des mobilisations étaient en cours à Salon, Tarascon et Toulon.
    A Osny, dans le Val d'Oise, une trentaine de syndiqués empêchaient les extractions des prisonniers et comptaient "retarder les parloirs," selon Tony Verdier, représentant FO. Tandis qu'à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, ils étaient une vingtaine.
    Les prisons de Bonneville, Lyon-Corbas, l'établissement pour mineurs du Rhône, à Roanne et Aurillac étaient également bloquées, selon le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière. Dans les établissements de Valence, Riom et Villefranche-sur-Saône, les vilains matons ont retardé les appels d'"au moins ...15 minutes"!
    Une cinquantaine d'agents bloquaient la maison d'arrêt de Villepinte, avec un panneau "Belloubet, aboule le blé".
    Les syndicats avaient appelé à la poursuite du mouvement ce mardi, alors que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, se déplaçait à Vendin-le-Vieil.

    "Elle ne sortira pas" et Macron, pourtant à Calais, la laisse "se débrouiller" 

    En colère, les surveillants de Vendin-le-Vieil ont accueilli la garde des Sceaux en chantant La Marseillaise, et en lui lançant des slogans comme : "Vous êtes en retard, Madame la ministre", "des moyens financiers, des moyens humains" ou encore "des solutions Madame la ministre".


    Arrivée mouvementée de la ministre @NBelloubet à la prison de . Les gardiens chantent la marseillaise et réclament « des moyens pour la Penitentiaire ».
    Avant d'entrer dans l'établissement, la ministre avait déclaré aux mécontents être venue - six jours après les faits -  "pour les écouter" mais la colère des personnels n'est pas retombée. 
    Résultat de recherche d'images pour "belloubet aboule le blé"Plusieurs surveillants ont décidé de bloquer la sortie de l'établissement à Nicole Belloubet. "On doit bloquer la ministre, elle ne sortira pas d'ici ! On est pris pour des cons, c'est un ras-le-bol total, ça fait des années que ça dure et aucun gouvernement nous a écouté jusqu'à présent", déplore l'un des manifestants. Avant d'ajouter : "Elle est venue chez nous, mais elle aura du mal à sortir ou alors, on sera délogés par les forces de l'ordre".

    Selon la presse, des négociations étaient toujours en cours avec les syndicats à la mi-journée à l'intérieur de la prison, alors qu'à l'extérieur, les surveillants de prison, dans l'expectative, sont tendus.

    Favoritisme : le gouvernement appelle le patron de Radio France à "tirer les conséquences" de sa condamnation

    Nyssen appelle Mathieu Gallet à la démission

    Alors qu'il a déclaré sa volonté de se maintenir à son poste, bien que condamné  par le tribunal de Créteil pour favoritisme, 
    la ministre de la Culture Françoise Nyssen a demandé au patron de la radio d'Etat de se retirer 

    "Il appartient à l’intéressé d’en tirer les conséquences, ainsi qu’au Conseil supérieur de l’audiovisuel [CSA], légalement compétent", a déclaré la ministre, dans une déclaration au journal Le Monde.

    "Les dirigeants d’entreprises publiques ont un devoir d’exemplarité. Un dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable, a insisté la ministre de la culture Françoise Nyssen au Monde, mardi 16 janvier.

    Ces propos marquent un durcissement de la ligne du gouvernement, qui réclame désormais le départ volontaire de Mathieu Gallet

    Mathieu Gallet a en effet été déclaré coupable 

    Le tribunal l'a condamné la veille à un an de prison avec sursis (!) et 20.000 euros d’amende pour "favoritisme" lorsqu'il dirigeait l'Institut national de l'audiovisuel (INA). 
    L’actuel président de Radio France était soupçonné d’avoir commandé à deux sociétés de conseil, pour environ 400.000 euros de prestations, sans avoir respecté les règles des marchés publics, lorsqu’il présidait l’INA, entre 2010 et 2014. 
    Le Parquet avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 40.000 euros d’amende. 

    Gallet a fait appel.
    "Nous faisons immédiatement appel pour que la cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense", a déclaré l’avocat de Mathieu Gallet, Christophe Ingrain.

    Embarras du gouvernement

    De façon préventive et alors qu'il était assuré du soutien du sommet de l'Etat, Gallet avait exclu de démissionner, dans un entretien au Monde réalisé mi-décembre : "Mon mandat court jusqu’en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là," avait-il proclamé.

    Le changement de ton de Mme Nyssen est une surprise. 
    Dans un premier temps, lundi dans la journée, le ministère de la Culture avait évité de prendre position sur le fond : "C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision, avait fait valoir au Monde le cabinet de la ministre Françoise Nyssen. La loi donne actuellement au seul Conseil supérieur de l’audiovisuel [CSA] le pouvoir de nommer et de défaire les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable."

    Ensuite, un communiqué diffusé quelques heures plus tard, lundi soir, avait indiqué la désolidarisation de la ministre, rappelant son attachement "au respect des règles de la commande publique et à l’exemplarité des dirigeants des établissements et des entreprises publiques".

    Jusqu’ici, la majorité présidentielle n'avait qu'à se féliciter du soutien de Mathieu Gallet qui bénéficiait d’une bienveillance certainePlus que Radio France, l'exécutif contestait le groupe France Télévisions de Delphine Ernotte dans ses choix budgétaires et ses prises de position.
    Selon la loi de novembre 2013 sur l’indépendance de l’audiovisuel public, "le mandat des présidents (…) peut leur être retiré, par décision motivée" du CSA, "à la majorité". Mais le Conseil ne devrait pas se pencher sur le cas Gallet avant  mercredi au plus tôt, jour de sa prochaine session plénière. Pour justifier le maintien de Gallet, le CSA pourrait faire valoir que les faits ne concernent pas Radio France, mais l’INA. Le patron dont la moralité est engagée est pourtant la même personne.
    Par ailleurs, le fait que Mathieu Gallet ait fait appel pourrait encourager le CSA à différer sa décision. Mais, tout indépendant qu'il soit, le conseil devra désormais prendre en compte la volte-face de l’exécutif.

    Enfin, l'Elysée pourrait vouloir démontrer à cette occasion que Mathieu Gallet n'est pas aussi intouchable que l'affirment certaines sources suggérant que Gallet et Macron seraient "du dernier bien", selon le langage archaïque (XVIIIe s.) pratiqué par la professeure de théâtre du président. 
    La rumeur sur la possible homosexualité ou bisexualité d’Emmanuel Macron n’est pas nouvelle. En novembre 2016, sur le plateau de Mediapart Live, Macron avait déclaré, d'un ton grave: "Je le dis très simplement que ceux qui s’amusent à faire ça se fatiguent. Moi en tout cas je ne changerai pas de vie pour eux. Je n’ai pas de double vie et je tiens plus que tout à ma vie familiale et maritale". En même temps, il affirmait : "Je suis tel que je suis, je n’ai jamais rien eu à cacher."
    La journaliste Raphaëlle Bacqué, auteure d’une biographie de Richard Descoings qui fut en couple avec Guillaume Pépy, n’avait pas manqué de confier à l’AJL à propos de Mathieu Gallet :
    "Quand j’ai fait le portrait du président de Radio France Mathieu Gallet, j’ai parlé au détour d’une phrase des "garçons". Illico, son conseiller en communication, le fameux Denis Pingaud payé 90.000 euros par an, m’a appelée pour me dire "c’est scandaleux, vous avez 'outé' Mathieu". D’abord, je tombais un peu des nues, parce que je pensais que ça avait déjà été écrit. Je n’avais pas du tout le sentiment de l’avoir 'outé'. Eh bien, il en a discuté avec le directeur général du Monde. […] Cela se passe comme ça chez les puissants: on ne vous dit rien, on appelle l’actionnaire."
    Les avocats du président de Radio France avaient tenté d’obtenir la nullité de la procédure.
    La défense estime que la procureure de la République de Créteil, Amélie Cladière, se serait montrée "partiale" et aurait commis des erreurs, par exemple en imposant à un personnage public une garde à vue superflue ou en n’interrogeant pas certains acteurs clés. Les avocats ont même porté plainte contre le parquet de Créteil pour violation du secret de l’enquête, puisque le présumé innocent a appris sa condamnation dans la presse... Mais jusqu’ici, ils n’ont pas été entendus.
     
    La condamnation de Mathieu Gallet "est une vraie satisfaction", a jugé Jérôme Karsenti, avocat de l’association Anticor, qui avait porté plainte en 2015 contre la "gabegie" des ex-dirigeants de l’INA, Mathieu Gallet (pour le renouvellement injustifié de mobilier) et Agnès Saal (pour des factures effarantes de taxis).
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    Pour sa défense, Mathieu Gallet avait plaidé sa méconnaissance des "questions de marché public" ! Deux contrats étaient concernés. 
    Le premier avait été signé avec l'un des principaux cabinets internationaux de conseil en stratégie, l'allemand Roland Berger en 2013, pour accompagner à l’INA la fusion des directions des archives et du dépôt légal. Un premier marché a été passé avec appel d’offres, mais il a été suivi d’un avenant, puis d’un "marché complémentaire", pour un montant total de 290.000 euros. Selon l’accusation, Gallet a "saucissonné" le marché pour éviter de lancer un "appel d’offres européen" et pour le confier à Roland Berger, qui avait déjà travaillé pour l’INA en 2010.
    Roland Berger conseille des multinationales, des organisations à but non lucratif et des établissements publics dans de nombreuses problématiques de gestion, mais la question de l’indépendance de Roland Berger a souvent été posée et les départs s'y multiplient, en France : à l’été 2017, il y avait moins de 200 consultants et 220 à 230 en incluant 60 à 70 fonctions support, loin des 400 consultants visés en 2012. Outre l'organisation interne du cabinet en filiales, le positionnement de Roland Berger hors de la banque et de l'assurance, deux secteurs qui génèrent pourtant le gros des dépenses de conseil, soulève également quelques soupçons.
    Le second contrat n’avait, lui, pas fait l’objet d’une mise en concurrence. Il s’agissait de prestations payées mensuellement à Balises, la société du consultant Denis Pingaud, pour un total de 130.000 euros, supérieur au seuil pour les appels d’offres. 
    La Cour des comptes, qui étudie les finances de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a eu à se pencher sur les contrats passés entre l'institution et plusieurs sociétés de conseil, dont OpinionWay et Balises, soupçonnées d'être entachées "d'irrégularités", selon une note d'un service du ministère de l'Économie. 350 mails ont été échangés entres les membres du comité exécutif de Radio France et le président de Balises, société de conseil en stratégies d'opinion et de communication. Un dialogue ininterrompu découvert par les inspecteurs des Finances dépêchés par Bercy lors de leur passage dans les locaux du groupe public.
    Gallet a justifié le choix d’un conseiller qu’il connaissait personnellement et a assuré que "les équipes en place" n’avaient pas demandé la mise en concurrence de ce contrat. "Cela a été fait" à Radio France, où une société de D. Pingaud a également obtenu un contrat, a précisé Gallet.
    En un an, le conseiller en communication Denis Pingaud a contribué aux nominations de Mathieu Gallet puis de Delphine Ernotte à la tête des deux groupes audiovisuels publics.
    En décembre 1980, il avait pourtant été
    condamné à 1.000 francs pour diffamation envers Alain Serieyx. En 1998, il devint directeur du développement et de la communication de Médecins sans frontières et, en juin 2008, vice-président d'Opinion Way, avant de fonder en juillet 2017 sa 3e agence, spécialisée dans le conseil d'entreprise, avec Roman Abreu et Gaspard Gantzer, ancien conseiller de Hollande, chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication à la présidence de la République. Une reconversion rapide dans le privé...
    La réaction des syndicats de Radio France pèsera sur l'exécutif. 
    Lundi, Philippe Ballet, le président de l’UNSA, ne demandait pas le départ de de son patron : "Doit-il démissionner ? Non, vu qu’il a fait appel." Le syndicaliste raconte que "la décision conteste un peu la légitimité du président à la tête de Radio France, à un moment où la relation et le rapport de force avec la tutelle sont importants" en raison de la future réforme de l’audiovisuel public. 
    Un autre employé syndiqué estime à titre personnel que M. Gallet devrait démissionner mais juge "risqué" de demander sa tête, vu les réformes à venir.

    La procédure de renouvellement du mandat de Mathieu Gallet devrait, en principe, être enclenchée à la fin de 2018, mais l’exécutif envisage, auparavant, de changer le mode de nomination pour le confier au conseil d’administration des entreprises concernées. De plus, le gouvernement n’exclut pas de créer une structure commune de pilotage de Radio France et France Télévisions à la fois, ce qui supposerait de nommer un super-patron unique dès le courant de 2018.