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dimanche 22 octobre 2017

La hausse de la fiscalité sur le gazole adoptée à l'Assemblée


Les députés de la majorité nous veulent-ils vraiment du bien ?

29 députés de Macron ont soutenu le diesel dans la législature précédente 

En visite le jeudi 4 août 2016 à l’usine Bosch d’Onet-le-Château (Aveyron), Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie de Hollande, s’était lancé dans un plaidoyer en faveur du diesel, prenant franchement le contre-pied de s collègue ministre de l’Environnement, Ségolène Royale, mais aussi de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, qui veut éradiquer ces véhicules de la capitale d’ici à 2020. Dans deux ans... Les salariés de l’usine Bosch n’ont pas manqué de le rappeler à Emmanuel Macron, lequel a alors rétorqué qu’il était "ministre", contrairement à "Mme Hidalgo". "Ses décisions [celles de l'Andalouse] ne valent pas pour la France", a-t-il insisté.
Dès le lendemain sur Twitter, ses adjoints socialistes et écologistes, maîtres de la maire de Paris, ont aussitôt déversé leurs insultes sur le trentenaire qualifié de "ministre du diesel". "La modernité serait donc que le diesel reste au cœur de notre politique industrielle. Nouveau slogan de #Macron : en marche arrière !", a ironisé Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, tandis que son Raspoutine, Christophe Najdovski, adjoint (EELV) chargé des transports, a embrayé : "Démagogie, bêtise pure… Ou les deux."
Quant à la socialiste de gauche elle avait riposté dans un langage qui n'aura rien à envier à celui de Macron. Interrogée début mai sur l’ambition présidentielle de cet énarque, elle avait sèchement rétorqué : "Les itinéraires des uns et des autres, les petites phrases, tout ça, j’en ai rien à battre." Bordel ?

En 2013, la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, mettait en avant une question de santé publique, tandis que celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg, chantre du made in France, privilégiait le pré-carré des constructeurs français. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait quant à lui exclu de créer un nouveau prélèvement, ce qui avait déplu au sénateur Vert Jean-Vincent Placé, jugeant son usage "dramatique" d'un point de vue sanitaire et "désastreux sur le plan industriel."
Or, depuis l'après-guerre  la France favorise ce type de carburant. A l'époque, il fallait redresser le pays et relancer l'économie. Seuls les camions et les tracteurs fonctionnaient encore au diesel. Et c'est pour soutenir les transporteurs routiers, agriculteurs et artisans que les gouvernements allégèrent les taxes sur ce carburant. Suite au deuxième choc pétrolier, dans les années Mitterrand, les constructeurs furent encouragés à faciliter l'accès des usagers au diesel et Peugeot se porta ainsi à la pointe de la recherche en la matière, proposant un carburant peu polluant."La perte de recettes fiscales reste très élevée", souligna bientôt dans son référé la Cour des comptes qui l’évalua à 6,9 milliards d’euros en 2011, soucieuse de rentabilité fiscale. Si on intègre les exonérations ou taux réduits sur le gazole dont bénéficient certains secteurs, le trou s’élevait à 8 milliards, avait-elle calculé. Pourquoi l'Etat se prive-t-il depuis des années de cette manne de recettes ? Pourquoi, alors que sa dangerosité pour la santé publique interpellait désormais, le diesel n'était-il pas prêt à subir la même pression que l'essence ? Le diesel a sauvé l'industrie française il y a 30 ans, en 1980.L'industrie automobile française était en perte de vitesse. Toyota était un roi en devenir et son modèle d'organisation du travail, le toyotisme, permettait de réduire les coûts par rapport à ses concurrents. Il fallait donc trouver un moyen pour que les constructeurs français ne perdent pas trop de plumes. Et c'est ainsi que le diesel s'est développé, grâce aussi aux efforts de réduction de sa nocivité.PSA était l'un des rares groupes (avec Mercedes) dotés d'un véritable savoir-faire dans les motorisations diesel. Sous l'impulsion de Jean Calvet, patron de Peugeot-Citroën, énarque influent et ancien chef de cabinet de Valéry Giscard d'Estaing, les avantages fiscaux sur le diesel furent augmentés. Il était soutenu par Renault, qui prit la même direction stratégique. Argument de vente de l'époque, ces véhicules sont certes plus coûteux à l'achat, mais ils consomment moins (entre 15 et 20%) et se revendent plus cher. Les acheteurs se laissèrent séduire et la demande décolla à la fin des années 1990, boostant non seulement l'industrie automobile mais aussi l'économie toute entière, avec aussi l'invention de l'injection directe, qui permet de réduire la consommation sans sacrifier la puissance.La motorisation diesel devint donc une technologie "made in France", soutenue par l'Etat qui favorise une compétence technologique nationale et l'emploi. Grâce à cette stratégie, des dizaines de milliers de postes furnt sauvés, depuis l'ingénieur motoriste jusqu'au concessionnaire, en passant par l'ouvrier de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Et on peut dire que ce pari à court-terme s'est transformé en long-terme: plus de 70% des véhicules vendus en 2011 ont une motorisation diesel (83,5% sur les premiers mois de 2012). Par comparaison, la part s'élève à 47% en Allemagne, l'autre pays champion du diesel.


Les ayatollahs de l'écologie ont fait des carburants synthétiques un cheval de bataille

L'Assemblée nationale a voté samedi la hausse de la fiscalité sur le gazole.

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Ce que le candidat Macron promettait de ne pas toucher, le Premier ministre Edouard Philippe le fera. Pour des raisons budgétaires, lors de son discours de politique générale de juillet 2017, le gouvernement alignera le prix du diesel sur celui de l'essence d'ici à 2021, a-t-il annoncé avec plusieurs mesures pour atteindre "la neutralité carbone d'ici à 2050 ".

Pour forcer les automobilistes à la conversion à l'essence ou au diesel, l'exécutif  procède l'alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l'essence, amorcé en 2015. 

Le budget 2018 prévoit d'augmenter la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) de 2,6 centimes par litre de gazole. Et ce, chaque année pendant quatre ans. 
A cela s'ajoutera l'impact de la hausse de la contribution climat-énergie (CEE), taxe carbone déguisée, relevée à 44,6 euros par tonne de carbone dès l'an prochain.

"C'est une pénalisation supplémentaire pour les territoires ruraux"
Lui-même ancien exploitant et syndicaliste agricole, le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a ainsi protesté. Des élus de son groupe avaient d'ailleurs déposé des dizaines d'amendements pour supprimer la hausse ou la réduire. "L'objectif de la transition écologique a bon dos", a aussi grondé Vincent Descoeur (LR) en référence aux recettes induites.

Polémique sur l'incohérence de l'état macronien 

Des aides coûteuses à la conversion seront supportées par la collectivité
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin (toujours membre de LR), a estimé à la très peu scientifique louche écolo que "le diesel, c'est 45.000 morts par an" et que "tous les candidats à l'élection présidentielle" avaient ce projet de hausse, rappelle-t-il, sans aucune mention des nuances, notamment de calendrier adapté au avancées en matière de carburants de substitution. 

Son budget prévoit des aides en contrepartie, notamment le doublement de la prime de conversion automobile, a-t-il fait valoir, pour faire avaler la pilule en tordant le bras des automobilistes dans le collimateur écolo.

En réponse à une députée LREM soutenant la hausse, le président du groupe Nouvelle Gauche Olivier Faure a regretté une forme d'"écologie punitive", alors qu'"il n'y a pas que des gens qui ont la chance de vivre dans des grandes métropoles". 

L'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence pendant le quinquennat était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, fait désormais valoir une certaine presse... "Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat" (site de campagne, 2 mars 2017). Ce n'était pas celle du ministre de Hollande. 
Cette presse-là choisit ses références et souligne que le mouvement avait été engagé sous la présidence de François Hollande. Retouchant à peine ce volet du projet de loi de finances, les députés ont en effet voté une extension de l'exonération de TICPE pour les carburants utilisés dans le secteur naval [les yachts ??] afin de renforcer la compétitivité du secteur. 
Les transporteurs réclament aussi ce type d'exonération et la brèche est ouverte...

Sondage : l'impopularité de Macron et de Philippe repart à la hausse

L'embellie aura été de courte durée

La popularité d'Emmanuel Macron et celle du Premier ministre Edouard Philippe sont à nouveau en baisse en octobre

Avec une large majorité de Français mécontents (56%, +3) de sa politique, contre 42% d'opinions favorables, le chef de l'Etat ne parvient pas à conserver les cinq points enregistrés avant les mouvements sociaux de septembre, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Depuis son entrée en fonction au mois de mai, la cote d'Emmanuel Macron a chuté de 20 points. Elle se situe désormais au même niveau que celle de son prédécesseur François Hollande à la même époque (42%) : un mauvais présage sur l'issue dans moins de cinq ans. 

L'impopularité d'Edouard Philippe repart également à la hausse

Les Français interrogés se disent aujourd'hui tout autant "mécontents" (47%, +1) que "satisfaits" (47%, -1) de sa gouvernance. 6% ne se prononcent pas. 

Le Premier ministre a perdu 8 points depuis son entrée en fonction, mais un nombre important de personnes interrogées (21%) ne se prononçaient pas en mai en raison de son manque de notoriété. Si on considère qu'ils espéraient a priori en lui, la chute est encore plus rude.

Grève des ordures à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences

Les grévistes nient et jurent de leur bonne foi

La collecte des ordures à Marseille est "régulièrement perturbée par l'intervention de grévistes et d'individus extérieurs à l'entreprise"

Les Marseillais, pris en otage de la guerre syndicale des ordures. 
port-marseille-euromedActeur international majeur sur le plan des services aux entreprises et à l'environnement (propreté et recyclage, énergie, aéronautique, intérim et recrutement), la société Derichebourg, dont le banquier socialiste Matthieu Pigasse - Groupe Le Monde et du Huffington Post - est l'un des administrateurs, et dont 200 salariés sont en grève depuis 12 jours, met les autonomes en cause, dimanche

Derichebourg dénonce des gens "violents, menaçants, entravant les voies de circulation à l'aide de véhicules et scooters". 

Le groupe pointe du doigt "des représentants de sociétés concurrentes". 
"Depuis jeudi matin, ils empêchent la reprise du travail des salariés qui le souhaitent, usant de pressions et menaces, alors même que des avancées significatives dans les négociations avaient été réalisées par toutes les parties prenantes", explique-t-il.
Poubelles à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences, les syndicats démentent
Le préfet assure-t-il la sécurité sanitaire de la population ? 
Kamel Djeffel, secrétaire national de la Confédération autonome du travail (CAT, dont le logo est un soleil jaune), porte-parole des grévistes, récuse ces accusations. "C'est regrettable. On va dire qu'il s'agit d'une maladresse de communication", a-t-il déclaré.
La CAT est une petite organisation syndicale qui, en 1947, refusa de rejoindre la CGT-FO, très pesamment implantée à Marseille.
Après 12 jours de grève des éboueurs de la société Derichebourg

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Le MUCEM, au premier plan, à gauche, et le fort St Jean, à droite,
avec la Major,  cathédrale de Marseille, à l'arrière plan 
Les poubelles débordaient toujours dimanche matin dans trois arrondissements de Marseille, situés à l'extrémité ouest de l'arc portuaire, 
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le 2e (Arenc, quartier industriel qui se transforme en grand pôle tertiaire, avec son centre commercial, Les Terrasses du Port; Les Grands Carmes, dont la Rue de la République devenue artère commerçante; l'Hôtel de Ville et la Joliette, au coeur du centre d'affaires appelé Euroméditerranée et point d'arrivée des croisiéristes), 
le 15e (qui se classe au 13e rang parmi les 16 arrondissements de Marseille en terme de revenu fiscal médian par ménage) et le 16e (au 9e rang sur les 16).

"Samedi soir à 22H00, nous avons pris l'engagement de ne pas bloquer les intérimaires qui font le travail des grévistes", a indiqué le représentant de la CAT.


Mardi pourtant, la tension était retombée autour du ramassage des poubelles dans la cité phocéenne
Jeudi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR) avait déploré  que "près de 2.800 tonnes d'ordures restaient encore à collecter".

Président de la métropole Aix-Marseille-Provence chargée des déchets, J.-C. Gaudin avait demandé à Derichebourg "de mettre tous les moyens en œuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires".
"Les Marseillais attendent un retour rapide à un service normal et ne doivent pas subir plus longtemps une situation d'insalubrité qui n'a que trop duré", concluait le maire.

Les grévistes avaient accepté de débloquer des centres de transfert, permettant aux éboueurs non grévistes et d'autres arrondissements d'y vider leurs bennes.

Puisque "le conflit a pris une telle ampleur, les négociations ne se feront pas sans la présence de la Direccte" (direction régionale du travail), réplique Kamel Djeffel du côté des grévistes de la CAT. Il assure que les salariés "font preuve de bonne foi en laissant les intérimaires ramasser les ordures alors que c'est illégal, c'est un délit d'entrave à la grève".

Le délit sanitaire est-il supérieur ?

Condamnation de la député LREM O'Petit pour "fautes de gestion"

Cette ex-socialiste discrédite la "société civile" entrée à l'Assemblée dans le sillage de Macron

La députée LREM de l'Eure, Clairette O'Petit, n'a pas le droit de diriger une entreprise pendant 5 ans.

Elle a été déclaré coupable et condamnée pour "fautes de gestion" par la Cour d'appel de Paris, le 19 octobre 2017. 
L'ancienne chroniqueuse des "Grandes Gueules" sur RMC continuera cependant à exercer son mandat parlementaire
Comme l'explique Paris Normandie, qui a révélé l'information, la Cour d'appel a confirmé la décision prise par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 2 novembre 2016. L'élue de 67 ans, alors socialiste, est condamnée pour manquements comptables dans une affaire de gestion de société. Il s'agit de l'Agence de développement et de proximité (ADCP), une SARL  - récemment placée en liquidation judiciaire -, dont elle était la représentante légale. La députée devra également verser la somme de 3.000 euros au liquidateur judiciaire.
Pour la justice, cette ADEP située à Saint-Denis La Plaine (93) est une SARL, mais, dans la presse, les autres sont des associations loi 1901... Les ADEP sont des intermédiaires qui mettent du personnel à disposition des entreprises et des agglomérations de communes. 
Dans le 93, les 5 communautés d'agglomération regroupent 26 communes sur les 40 du département. Depuis Depuis le 1er janvier 2016, l'ensemble des communes de la Seine-Saint-Denis est membre de la métropole du Grand Paris et chacune est insérée dans l'un des quatre établissements publics territoriaux (ETP). Ainsi, la T6, dite Plaine commune, regroupe les neuf communes de l'ancienne communauté d'agglomération (Aubervilliers, PCF, La Courneuve, PCF, Épinay-sur-Seine, commune PS jusque 2001 où Clairette O'Petit est née, L'IIe-Saint-Denis, PCF, EELV et SE, Pierrefitte-sur-Seine, PS, Saint-Denis, PCF, Saint-Ouen, PCF jusque 2014, Stains, PCF, et Villetaneuse, PCF).
Clairette O'Petit est élue LREM de l'Eure, mais travaille en Seine-Saint-Denis. 
Claire O'Petit commence son engagement politique en 2000 sur la liste du Parti socialiste aux élections municipales à Épinay. Elle démissionne au bout de six mois parce que le PS passe un accord avec les communistes et ça ne lui convient pas. Puis elle adhère à l'UDF et au MoDem. En 2007, elle est tête de liste  pour le Modem aux élections municipales à Epinay. En 2015, elle quitte le parti à cause de désaccords avec certains cadres locaux. En 2012, elle se présente dans la 5e circonscription de l'Eure une première fois aux élections législatives. Selon elle, pour être "le bon petit soldat" de François Bayrou qui lui demande de se présenter parce qu'ils n'ont pas de candidat. Elle échoue avec 1.65%.

La grande gueule fait valoir que la baisse des APL est nécessaire du fait qu'elles n'étaient pas budgettée par Emmanuel Cosse (épouse du harceleur sexuel Denis Baupin) au gouvernement socialiste qu'O'Petit soutenait...

Il manque 150 millions d'euros, annonça-t-elle et l'Etat ne peut plus payer dès le mois d'août, insiste l'inconsciente à grande gueule. 

Et la gestionnaire défaillante, condamnée en justice, de minimiser honteusement l'effort imposé à tous les défavorisés en le chiffrant à moins 16 centimes ...par jour. Et par heure ?  

La cour d'Appel évoque son honnêteté" et son incompétence

Claire O’Petit et Fabrice Le Naour, son suppléant, sur l’un des marchés de Vernon
ClaireTTE O’Petit et Fabrice Le Naour, son suppléant

"Condamnée pour manquements comptables, la cour d'Appel reconnaît mon honnêteté pour tout le resteNi détournement, ni enrichissement", a réagi l'élue normande, ce samedi 21 octobre sur son compte Twitter. "Dans ce jugement, il n'y a ni vainqueur ni vaincu', a quant à lui estimé son assistant parlementaire, Jim Dhoedt, PRG, un témoin obligé à la solidarité. "Des politiques ont été condamnés à des peines bien plus graves, à de l'inéligibilité parfois, et sont revenus," se console le salarié de la condamnée. L'affaire de Clairette (dite Claire) O'Petit, c'est de la gnognotte par rapport à tout ça," ose-t-il encore : tant qu'il y a pire quelque part, certains se comparent et s'admirent. 

Et d'ajouter : "Les juges lui reprochent une certaine légèreté dans sa comptabilité. Et, au fond, cela correspond au caractère de la députée". Encore un recrutement du parti du président dont LREM peut se flatter...

L'investiture de Claire O'Petit aux dernières législatives avait été très critiquée au sein du mouvement En Marche, apprend-on depuis cette affaire. La commission d'éthique du mouvement avait même été saisie après certains de ses propos dans l'émission de RMC. Elle avait invectivé les étudiants, les appelant à relativiser la baisse des APL de cinq euros en ces termes : "Ça va messieurs dames, si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu'est-ce que vous allez faire de votre vie ?", avait-elle réagi au micro du Huffington Post
Qui a donc au final décidé de son maintien ? 
Ambulancière, responsable commerciale dans le para-médical, toiletteuse pour chiens, commerçante de lingerie fine, représentante, démonstratrice de robot ménagers... Claire O'Petit s'est faite connaître en prenant la tête d'un mouvement de fronde des commerçants contre la municipalité communiste de Saint-Denis, avec occupation de la mairie. C'est à cette occasion que RMC avait sélectionné, il y a plus de 12 ans, cette fille d'une mère cégétiste.

Pour son action dans un collectif de commerçants et d'artisans au niveau national, O'Petit a été nommée nommée chevalier de l'ordre national du Mérite.

samedi 21 octobre 2017

Accusé de viol, Tariq Ramadan nie et va porter plainte

Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans est accusé de viol, de harcèlement et d'intimidation.

Une ancienne collaboratrice se libère

L'accusatrice de 
l'islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan 
est Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque. Elle l'accuse de viol et d'agressions sexuelles. 

Vendredi sur sa page Facebook, cette présidente de l'association Libératrices a déclaré avoir été "victime de quelque chose de très grave il y a plusieurs années", mais n'avoir pas alors voulu révéler le nom de son agresseur en raison de "menaces de sa part".

Vendredi, Henda Ayari, 40 ans,  a déposé une plainte  auprès du parquet de Rouen, dont relève le domicile de la plaignante. La plainte porte sur "des faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation", selon le document

T
ariq Ramadan "oppose un démenti formel à ces allégations"
Résultat de recherche d'images pour "Henda Ayari Tariq Ramadan"
a annoncé son avocat Me Yassine Bouzrou dans un communiqué, samedi. "Une plainte pour dénonciation calomnieuse sera transmise au procureur de la République de Rouen dès lundi", a-t-il précisé. 

Tariq Ramadan n'est pas un personnage de fiction

Résultat de recherche d'imagesDans son livre "J'ai choisi d'être libre", paru en novembre 2016 chez Flammarion, elle a décrit cet homme sous le nom de Zoubeyr, et rapporté un rendez-vous dans sa chambre d'hôtel à Paris où cet homme d'influence musulman venait de donner une conférence. 

Cet intellectuel suisse , petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, âgé de 55 ans, est professeur d'études islamiques contemporaines à l'université d'Oxford (Royaume-Uni). Relativement populaire auprès d'une partie des fidèles musulmans, il est aussi très contesté, notamment dans les milieux laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.

"Je le confirme aujourd'hui, le fameux Zoubeyr, c'est bien Tariq Ramadan", a écrit Henda Ayari sur Facebook, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société.
Sur ce réseau social, l'écrivaine profère de graves accusations contre l'islamologueTariq Ramadan. 

Henda Ayari affirme que ce dernier l'a violée et menacée il y a quelques années. En utilisant le hashtag "Balance ton porc" , elle confie sur le réseau social:


Pour une  meilleure lisibilité :
"Je vais vraiment avoir besoin de soutien mes ami(e)s, car en balançant le nom de mon agresseur, qui n'est autre que Tariq Ramadan, je sais les risques que j'encours..."

Et d'ajouter: "J'ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des represailles car en le menaçant de porter plainte pour le viol dont j'ai été victime, il n'avait pas hésité à me menacer et à me dire également qu'on pourrait s’en prendre à mes enfants, j'ai eu peur et j'ai gardé le silence tout ce temps.
J'en ai tout de même parlé dans mon livre dans un chapitre entier en changeant son nom, pour ne pas être poursuivie en justice pour diffamation, mais aujourd'hui je ne peux plus garder ce secret trop lourd à porter, il est temps pour moi de dire la vérité."
"C'est très dur mais je me sens soulagée, j'ai ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes, J'espère vraiment que d'autres femmes victimes, comme moi, oseront parler, et dénoncer ce gourou pervers qui utilise la religion pour manipuler les femmes!

Et de poursuivre: "Je sais qu'il me tombera dessus avec son équipe d'avocats et ces nombreux soutiens, c'est pour cela que je vais vraiment avoir besoin de vous pour me soutenir ! Car je m’apprête à traverser une grosse tempête mais je ne compte plus me taire ni faire marcher arrière au nom de toutes les femmes victimes !", a-t-elle conclu.

Harcèlement sexuel : plaintes contre un député LREM et un conseiller régional, ex-PS

En politique aussi, la parole se libère : des collaboratrices d'hommes politiques ont déposé plainte

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend et le conseiller régional d'Ile-de-
France Gilbert Cuzou (ex-PS) font l'objet de plaintes pour harcèlement et agression sexuels

Christophe Arend est mis en cause par son ex-assistante parlementaire
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une jeune femme âgée de 29 ans, qui a dû rompre sa période d'essai fin juillet. Ce député élu pour la première fois en juin, un chirurgien-dentiste de 42 ans qui "conteste les faits  " et il a " pour sa part déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi.

Agée de 29 ans, Marie (prénom d'emprunt) accuse notamment le candidat de La République en marche de lui avoir "pincé les deux seins" et d'avoir "tout fait pour [la] faire craquer" en multipliant "les remarques sexistes" et les gestes déplacés. "Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j'ai compris. Dès qu'il arrive par-derrière, je sais qu'il va essayer; donc je me protège systématiquement les seins", assure-t-elle. "Une fois, il arrive et m'enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : T'as une jolie bouche, fais voir ce qu'elle sait faire, et toc, voilà", ajoute-t-elle.

L'élu LREM a une notion particulière de sa déontologie professionnelle.
Directrice de campagne de Christophe Arend lors de la campagne des législatives, elle est ensuite embauchée comme assistante parlementaire de celui qui est propulsé sous le feu des projecteurs à la faveur du tout sauf le FN : il a en effet battu le numéro deux du FN, le très médiatisé Florian Philippot. "Je pensais que nos rapports deviendraient beaucoup plus professionnels au moment où il y aurait un contrat de travail. Je pensais que je serais davantage protégée", explique-t-elle. Mais il a fait tant et si "bien" qu'elle a fini par rompre sa période d'essai fin juillet 
Christophe Arend, chirurgien-dentiste à Forbach, aurait tenté de justifier son comportement en lui disant : "Moi, je suis médecin, donc j'ai un droit d'effraction corporelle." Encouragée par les multiples dénonciations dans le sillage de l'affaire Weinstein, "Marie" s'est finalement décidée à porter plainte, pensant qu'il "faut que la honte change de camp", selon ses propos rapportés par Franceinfo.

"Les député.e.s du groupe La République en marche prennent acte des graves accusations portées à l'encontre de Christophe Arend", a pour sa part commenté le groupe parlementaire dans un communiqué minimaliste. "Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière", a encore ajouté le groupe des députés du parti du président. 

Il existe à la Chambre basse "un référent permettant aux collaborateurs de députés d'évoquer des situations de harcèlement ou des comportements inappropriés," a rappelé le président de l'Assemblée nationale. "Les députés mis en cause ne sauraient bénéficier d'aucun statut particulier : ils ne pourront faire obstacle à la justice et doivent bénéficier de la présomption d'innocence", a aussi indiqué François de Rugy, vendredi soir dans un communiqué

Gilbert Cuzou est visé par les plaintes de deux collaboratrices liées au Parti socialiste

Les jeunes femmes dénoncent des faits présumés d'agressions et de harcèlement sexuels. 
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Agé de 34 ans, l'élu de Seine-et-Marne assure ne pas se reconnaître "dans les faits soi-disant reprochés" et cet ancien assistant parlementaire de Pascal Cherki va porter plainte pour diffamation. A la suite de ces plaintes, le Parquet de Paris a saisi d'une enquête préliminaire le 3e district de la police judiciaire parisienne, selon l'une de ces sources. Le socialiste n'a pas encore été entendu par les policiers, ni contacté par ces derniers. "Je collaborerai pleinement et entièrement avec la justice", a-t-il promis. 

Son groupe politique au Conseil régional, Alternative écologiste et sociale (AES), qu'il avait intégré au début du mois, a annoncé son "exclusion" le temps de l'enquête. "Les faits décrits sont graves. Je prends la responsabilité de cette exclusion immédiate, suite aux faits reprochés que je viens d'apprendre par voie de presse. Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce sur les faits dont ce conseiller régional est accusé", a expliqué le président du groupe AES, Mounir Satouri (Yvelines, comme Benoît Hamon). 

Gilbert Cuzou avait déjà été récemment exclu du PS pour avoir quitté le groupe socialiste au Conseil régional francilien et rejoint, avec l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, le groupe Alternative écologique et sociale constitué de 22 membres, dont 12 élus EELV et 10 socialistes.
Lundi 9 octobre, Benoît Hamon et neuf socialistes du Conseil régional d’Ile-de-France se sont alliés aux écologistes pour "renforcer l’opposition de gauche " à la présidente de la région, Valérie Pécresse (LR), en vue des prochaines élections régionales. 
Cuzou a en fait donné un coup de pouce à la sortante.

vendredi 20 octobre 2017

Intérêts et patrimoine : les députés phobiques de la transparence

Le renouvellement de la vie politique marque le pas: 13 déclarations manquantes et des lacunes

Treize députés récalcitrants n'ont pas déposé leur déclaration d'intérêts ou de patrimoine

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a livré les noms des "négligents" en pâture, jeudi. Elle a en outre constaté "des manquements" dans certaines déclarations.© AFP/Archives JOEL SAGET T

Sur l’ensemble des élus de la XVe législature, "494 députés ont déposé dans le délai légal et à ce jour, 13 députés n’ont pas déposé au moins l’une des deux déclarations", a révélé la Haute Autorité, qui a saisi le bureau de l’Assemblée nationale, plus haute instance collégiale, de ces cas.
Quelque 80 députés ont remis leurs déclarations d’intérêts hors délai. Les déclarations d’intérêts et d’activité sont publiées en ligne à compter de ce jeudi, les déclarations de patrimoine seront consultables plus tard en préfecture et ne pourront être divulguées, conformément à la loi sur la transparence post-Cahuzac de 2013. 

Les élus qui n'ont pas déclaré leurs intérêts (participation au capital de sociétés, activité du conjoint…) sont, quatre élus du parti du président - et dirigeants d'entreprisesur six rebelles  : 
Alexandre Freschi (LREM, Lot-et-Garonne, dirigeant de société sur sa fiche Assemblée), 
Béatrice Descamps (Constructifs, Nord, directrice d’école), 
Image associée
Bénédicte Taurine (LFI, Ariège, professeure de SVT en collège, ci-contre à droite), qui a depuis fait savoir que sa déclaration aurait été transmise dans les délais, mais qu’il y aurait "un problème informatique de transfert", tombé sur elle par malchance ou paranoïa, et qu'elle aurait envoyé un mail à ce sujet à la HATVP. 
Jean-Claude Leclabart (LREM, Somme, retraité agricole, mais créateur d'une entreprise de négoce au Marché international de Lille), 
Julien Borowczyk (LREM, Loire, médecin
et Sophie Errante (LREM, Loire-Atlantique, cheffe d’entreprise). Cette dernière avait été candidate en juin au “perchoir”. 

Sept autres n’ont pas remis à ce jour leur déclaration de patrimoine
Les députés avaient jusqu’au lundi 21 août pour déposer leurs deux déclarations. Après "un premier examen", la Haute autorité a constaté que "la grande majorité" des déclarations remises a été "remplie de manière satisfaisante". 
Mais elle a pointé "des carences sur certaines rubriques qui paraissent peu ou mal prises en compte, par exemple s’agissant de l’identification des collaborateurs parlementaires et de leurs activités annexes". 
Certains élus ont aussi déclaré uniquement leurs revenus 2017. 

Quelques députés ont déclaré des collaborateurs familiaux, or, adoptées - par eux - cet été, les lois de moralisation de la vie publique leur imposent de les licencier dans les prochaines semaines si cela n’a pas été fait dans l’intervalle.
En outre, "certains manquements" pouvant constituer un délit au regard du code électoral ont été observés. La HATVP doit poursuivre l’instruction de ces dossiers et pourra saisir le Parquet en cas d’omission substantielle d’intérêts, comme le prévoit la loi. 

La question des conflits d’intérêts, que cette publication vise à prévenir, est sensible 
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dans une Assemblée profondément renouvelée qui a fait campagne sur un renouvellement des moeurs politiques. Nombre d’entre eux, jeunes arrogants venus de la société civile, promettaient d'assainir le climat. 
Les lois de moralisation ont prévu notamment un registre public des déports sur tel ou tel dossier. Les lobbies ont aussi désormais interdiction de rémunérer les collaborateurs parlementaires, plusieurs collaborateurs ne paraissant pas en règle à ce jour. 
Vu les déclarations d’intérêts en ligne et en open data, plus de 200 députés conservent une activité annexe (publique ou privée) à leur mandat, ce qui est permis, sauf exceptions. Olivier Dassault (LR, Oise) figure parmi les élus touchant les rémunérations annexes les plus élevées, avec près de 330.000 euros net en 2016, mais le patron de plusieurs entreprises, Bruno Bonnell (LREM, Rhône) a indiqué par écrit qu’il avait quitté ou s’apprêtait à quitter la tête de certaines.
Plus insolite, le mathématicien Cédric Villani (LREM, Essonne) a noirci sa déclaration de commentaires. Ainsi, pour 12.440 euros tirés en 2017 de ses interventions comme scientifique, "il faudrait recenser en particulier des dizaines d’universités étrangères réparties sur tous les continents", mais, à l’avenir, ces sommes "seront nettement moins importantes du fait de (son) emploi du temps centré sur les fonctions de député". On ne voit pas où est le problème : les contribuables aux frais réels connaissent le sujet et y font face.

Voici ce que contient la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron

Le rédacteur était alors candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, publiée  le 22 mars par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avec celles des onze candidats qualifiés pour le premier tour de l’élection présidentielle :
1. Les immeubles bâtis et non bâtis.
Néant. [Tanguy est hébergé par maman]
2. Les parts de société civile immobilière (SCI).
Néant. [c'est maman qui paie]
3. Les autres valeurs non cotées en bourse.
  • Au Crédit mutuel, en pleine propriété : une participation « négligeable » d’une valeur de 730 euros.
  • Un fonds de placement dans les PME, en pleine propriété : une participation de 0,5 % d’une valeur de 61 516 euros.
4. Les instruments financiers.
  • Comptes-titres chez Rothschild & Cie : 4 608,95 euros.
  • Comptes-titres au Crédit mutuel : 1 874,45 euros.
  • Un PEA chez Rothschild & Cie : 4 531,09 euros.
  • Un PEA au Crédit mutuel (nom et prénom du titulaire masqués) : 54 611,45 euros.
5. Les assurances-vie.
  • Crédit mutuel-Horizon Patrimoine, souscrit le 25 avril 2011 : 91 954,82 euros.
6. Les comptes bancaires courants et les produits d’épargne.
  • Crédit mutuel - Livret bleu : 20 231,79 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité : 40 316,43 euros.
  • Crédit mutuel - CEL : 317,02 euros.
  • Crédit mutuel - PEL : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - Livret bleu (nom et prénom du titulaire masqués) : 20 388,51 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité (nom et prénom du titulaire masqués) : 36 285,22 euros.
  • Crédit mutuel - CEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 413,25 euros.
  • Crédit mutuel - PEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - compte courant : – 4 590,92 euros.
7. Les biens mobiliers divers, lorsque leur valeur unitaire est égale ou supérieure à 10 000 euros.
Néant.
8. Les véhicules à moteur.
Néant.
9. Les fonds de commerce, clientèles, charges et offices.
Néant.
10. Les espèces et les autres biens, dont les comptes courants de société ou stock-options d’une valeur supérieure ou égale à 10 000 euros.
Créance du solde de l’avance contractuelle nette (Editions XO) sur droits d’auteur pour le livre Révolution, reçu le 4 janvier 2017 : 274 141,42 euros.
11. Les biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l’étranger.
Néant.
12. Le passif.
  • Crédit mutuel - prêt Modulimmo contracté le 23 novembre 2011 pour financement de travaux : 350 000 euros empruntés plus 64 155,65 euros d’intérêts d’emprunt et 8 874,48 euros d’assurance-décès, mensualités de 2 420,42 euros sur quinze ans, dont 246 837,44 euros restant à rembourser.
A NOTER

Le Crédit mutuel a son siège social dans le Finistère, comme Les Mutuelles de Bretagne (à Brest) qui se montrèrent si compréhensives avec son patron, ...Richard Ferrand. Mais si le ministère de la Justice l'a blanchi, bon, passons...